Prévisions IBEX 2035 : Quelle direction prendra l’indice phare espagnol ?

Les perspectives haussières à long terme pour l'IBEX 35 sont crédibles, mais seulement si l'Espagne parvient à transformer sa relative solidité macroéconomique actuelle en plusieurs années de croissance composée grâce aux banques, aux services publics, aux infrastructures et aux champions mondiaux. Une vision à l'horizon 2035 nécessite une perspective plus large qu'une vision à l'horizon 2030.

Clôture récente

17 622,70

Yahoo Finance fermera ses portes le 15 mai 2026.

TCAC sur 10 ans

8,04%

Un point de référence utile pour l'élaboration de scénarios à long terme

Cadre de support historique

6 452,20

Niveau le plus bas de l'ère pandémique au cours de la dernière décennie

Scénario de base 2035

28 000 à 33 000

Scénario à long terme supposant une capitalisation plus lente qu'en 2024-2025

01. Réponse rapide

Des prévisions crédibles pour 2035 nécessitent des calculs mathématiques à plus long terme basés sur les intérêts composés et une plus grande humilité.

La conclusion la plus évidente est la suivante : les perspectives les plus réalistes pour l’IBEX 35 à l’horizon 2035 reposent sur une fourchette de scénarios étayée par des données concrètes, et non sur une promesse irréaliste basée sur un chiffre unique. L’indice a clôturé à 17 622,70 le 15 mai 2026, après avoir fluctué entre 17 356,10 et 18 484,50 au cours du mois précédent et affiché une croissance annuelle composée d’environ 8,04 % sur les dix dernières années, selon les données quotidiennes récentes et l’historique mensuel sur dix ans .

Le contexte macroéconomique espagnol reste favorable, mais moins optimiste que ne le laissait présager la reprise de 2025. Les estimations d'INE pour le PIB du premier trimestre 2026 affichent une croissance de 0,6 % en glissement trimestriel et de 2,7 % en glissement annuel, tandis que les données de l'IPC d'avril 2026 indiquent un IPC global de 3,2 %, une inflation sous-jacente de 2,8 % et un IPCH de 3,5 %. Cette situation demeure propice à la croissance des bénéfices, mais expose également le marché aux fluctuations des taux d'intérêt, du prix du pétrole et à toute instabilité au sein des directions des banques ou des services publics.

Graphique illustratif du scénario IBEX 35
Scénario visuel illustratif, et non une prévision : les fourchettes présentées ici sont établies à partir du niveau de l’indice en temps réel, de la trajectoire macroéconomique actuelle de l’Espagne, de la concentration sectorielle et de l’historique à long terme de l’indice de référence.
Points clés à retenir
IndiquerPourquoi c'est important
Le TCAC sur 10 ans est importantLes prévisions à long terme deviennent beaucoup plus fiables lorsqu'elles partent du niveau de rendement composé réel de l'indice.
Le marché boursier espagnol est concentréUne vision à long terme de l'IBEX est également une vision à long terme des banques, des réseaux réglementés, du tourisme et des exportateurs phares.
2035 dépend du régime macroéconomiqueLa trajectoire pourrait être très différente dans un contexte de reprise de la productivité à un rythme plus modéré que dans un régime énergétique inflationniste.
Le rendement total reste important.La culture boursière espagnole est fortement axée sur les dividendes, les projections basées uniquement sur les prix doivent donc rester modestes et rigoureuses.

Le scénario de base de cet article prévoit une offre de 28 000 à 33 000 actions d’ici 2035. Il ne s’agit pas d’un objectif de cours au sens strict du terme, mais d’une fourchette de prix raisonnable qui repose sur l’hypothèse que la croissance de l’Espagne reste supérieure à celle de la zone euro, que les secteurs bancaire et des services publics conservent leur rôle central et que le marché ne connaîtra pas une nouvelle hausse des multiples comme en 2025.

02. Contexte historique

La dernière décennie a été fructueuse, mais les prévisions pour 2035 ne doivent pas se contenter de la copier-coller.

L'IBEX 35 est l'indice phare des actions espagnoles et suit les 35 actions les plus liquides cotées sur le marché espagnol, pondérées par leur capitalisation boursière flottante, selon la description de BME et sa dernière fiche d'information . Sa composition met en évidence un point essentiel : il ne s'agit pas d'un indicateur représentatif de l'ensemble des entreprises espagnoles. C'est un indice concentré, dominé par les banques, les services publics, l'énergie et quelques entreprises internationales telles qu'Inditex, Iberdrola, Amadeus, Ferrovial et Aena.

Aperçu actuel du marché
MétriqueDernières lecturesPourquoi c'est important
Clôture récente17 622,70Les fourchettes de prévision doivent être ancrées dans le marché actuel, et non dans un ancien sommet ou un vague souvenir du creux de 2020.
point de départ de 10 ans8 163,30La série basée uniquement sur les prix commence aux alentours du 31 mai 2016, ce qui est important pour estimer la capitalisation à long terme.
TCAC des prix sur 10 ans8,04%Il s'agit du socle factuel le plus solide pour tout travail de scénario à long terme.
plage de 10 ans6 452,20 - 18 360,80L'indice a déjà connu des baisses importantes et de nouveaux sommets au cours de la même décennie.
Ratio cours/bénéfice prévisionnel au niveau de l'indice publicNon divulgué de manière systématique par BMELes différents fournisseurs publient des instantanés différents ; cet article évite donc d'imposer un nombre consensuel sans tableau des fournisseurs d'index de source primaire.
Structure de l'IBEX 35 d'après la fiche d'information du BME
FonctionnalitéDernières preuves publiquesInterprétation
Secteur de pointeLes services financiers représentent 36,34 % de l'indice.Les banques restent le principal facteur influençant le bêta de l'indice.
Deuxième secteur en importancePétrole et énergie à 20,04 %Les secteurs des services publics et de l'énergie confèrent toujours à cet indice de référence un profil différent de celui du DAX ou du Nasdaq.
Les quatre meilleurs poidsSantander 16,99%, Iberdrola 13,93%, BBVA 13,05%, Inditex 11,91%Un petit groupe de dirigeants peut dominer les résultats aussi bien en phase haussière qu'en phase baissière.
Profil de revenuBME a indiqué que les sociétés cotées ont versé 37,7 milliards d'euros de dividendes en 2025.En Espagne, le rendement total compte davantage que le simple rendement du prix affiché.

Le contexte historique est plus constructif que ne le reconnaissent souvent les sceptiques à l'égard de l'Espagne. Selon le rapport de marché de BME du 17 décembre 2025 , l'IBEX a progressé d'environ 41 % jusqu'en novembre et avait atteint près de 46 % à la clôture précédente après avoir franchi des sommets historiques et frôlé les 17 000 points. Cette hausse n'est pas uniquement imputable à la spéculation technologique. Elle est également due à la performance des banques, aux dividendes et à une conjoncture macroéconomique plus favorable que prévu. L'histoire est importante car elle démontre que l'indice peut connaître une forte réévaluation lorsque la croissance intérieure, la rentabilité des banques et les rendements du capital convergent.

La question qui se pose en 2035 est de savoir si les neuf prochaines années permettront d'obtenir un rendement annualisé proche de celui de la décennie précédente (8,04 %). C'est possible, mais ambitieux après une période ayant déjà connu une forte réévaluation. Les investisseurs à long terme devraient donc raisonner en termes de capitalisation, et non se fixer des objectifs chiffrés irréalistes.

Contexte à long terme pour une prévision à l'horizon 2035
Ancrepreuves actuellesPourquoi c'est important
Niveau de départ17 622,70Un point de départ plus élevé augmente les exigences en matière de rendement futur en pourcentage.
TCAC sur 10 ans8,04%Reproduire le même TCAC jusqu'en 2035 impliquerait un indice beaucoup plus élevé, mais cela devrait être considéré comme une référence à la hausse, et non comme un scénario de base.
La culture du dividendeBME a annoncé le versement de 37,7 milliards d'euros de dividendes en 2025.Une part importante du rendement à long terme peut provenir des revenus plutôt que de la croissance des multiples de l'indice.
Base de référence macroéconomiqueL'OCDE et le FMI observent tous deux une croissance positive, mais modérée.Le scénario de référence actuel plaide en faveur d'une capitalisation continue, mais pas d'une accélération incontrôlée.

03. Principaux moteurs

La trajectoire de 2035 sera déterminée par cinq thèmes structurels.

1. L'Espagne connaît toujours une croissance plus rapide que nombre de ses pairs européens.

Les prévisions de l'OCDE concernant l'Espagne anticipent un ralentissement de la croissance du PIB, passant de 2,9 % en 2025 à 2,2 % en 2026 et 1,8 % en 2027. La déclaration de mission du FMI du 20 mars 2026 se montre légèrement plus prudente, tablant sur une croissance d'environ 2,1 % en 2026 et 1,8 % en 2027. Quoi qu'il en soit, le constat est clair : l'Espagne n'est pas en situation de récession. Ce point est important, car l'IBEX est généralement le plus affecté lorsque la croissance et la rentabilité bancaire se dégradent simultanément.

2. L'inflation et les taux continuent de façonner le multiple

Les données publiées par INE en avril ont montré que l'inflation s'était ralentie après le pic de mars, mais qu'elle n'était pas encore totalement maîtrisée. L'IPC global s'est établi à 3,2 %, l'inflation sous-jacente à 2,8 % et l'IPCH à 3,5 %. Cela signifie que le marché doit continuer à tenir compte des rendements obligataires, même si la croissance reste plus forte que dans une grande partie de la zone euro.

3. Les banques demeurent la clé de voûte de l'ensemble du système de référence

Selon la fiche d'information de BME, les services financiers représentent 36,34 % de l'IBEX 35. Santander, BBVA, CaixaBank, Sabadell, Bankinter et Unicaja ne sont pas de simples composantes de l'indice. Elles sont la principale raison pour laquelle l'indice peut surperformer lorsque les taux restent suffisamment élevés pour protéger les marges et que l'économie évite un choc de crédit. Elles sont également la principale raison pour laquelle l'indice peut fléchir en cas de croissance décevante ou de tensions souveraines accrues.

4. Les services publics et l'énergie rendent le marché plus défensif, mais aussi plus sensible aux fluctuations du prix du pétrole.

Iberdrola, Repsol, Endesa, Naturgy, Enagas, Redeia et Acciona Energia confèrent à l'indice une empreinte énergétique et infrastructurelle plus importante que ne le prévoient de nombreux investisseurs internationaux. Cela favorise sa résilience face aux baisses dans certaines phases, mais signifie également qu'une hausse des prix du pétrole ou un choc politique peuvent avoir un impact ambivalent sur l'indice de référence.

5. L'exposition mondiale compte toujours plus que ne le reconnaissent nombre de discours nationaux.

Inditex, Ferrovial, Amadeus, Aena, IAG et Telefónica dépendent toutes de la demande transfrontalière, du tourisme, des investissements et des dépenses des entreprises. L'IBEX est espagnol, mais son activité n'est pas exclusivement locale. C'est pourquoi les signaux macroéconomiques provenant de la zone euro, des États-Unis, des marchés pétroliers et des investissements dans l'IA peuvent influencer un marché que beaucoup considèrent encore comme un marché domestique.

Évaluation actuelle des facteurs
Facteurpreuves actuellesÉvaluation actuelleBiais
croissance espagnoleLe PIB du premier trimestre 2026 était de +0,6 % en glissement trimestriel et de +2,7 % en glissement annuel.Toujours en expansion, mais à un rythme plus lent que celui prévu pour 2024.Tendance haussière à neutre
InflationIPC d’avril 2026 3,2 % ; noyau 2,8%; IPCH 3,5%Assez stable pour avoir une incidence sur les taux et les multiplesNeutre
marché du travailTaux de chômage au 1er trimestre 2026 : 10,83 % ; emploi : 22,293 millionsUne demande de main-d'œuvre soutenue soutient la consommation et les banquesHaussier
Voie fiscaleL'OCDE, le FMI et la CE constatent tous une réduction du déficit, mais celui-ci reste supérieur à l'équilibre.En amélioration, mais pas entièrement réparéNeutre
Concentration sectorielleLes secteurs bancaire et énergétique restent dominants.Utile dans un contexte de reflation, risqué en cas d'inversion de la tendance du pétrole ou des taux.Double face

6. La réforme structurelle et la productivité ont plus d'importance sur neuf ans que sur neuf mois.

Les travaux de l'OCDE sur la compétitivité de l'Espagne et la note du FMI au titre de l'article IV convergent vers un même constat fondamental : la rentabilité à long terme repose sur la productivité, la qualité des investissements, l'efficacité de la réglementation et la crédibilité budgétaire. Ces facteurs n'évoluent pas au quotidien, mais ils revêtent une importance capitale à l'horizon 2035.

04. Prévisions institutionnelles et points de vue des analystes

Les institutions publiques fournissent suffisamment de données pour construire un cône discipliné pour 2035.

L'analyse institutionnelle est constructive, mais non unilatérale. L'OCDE estime que l'Espagne devrait continuer à croître plus rapidement que nombre de ses pairs, soutenue par l'emploi, la hausse des salaires réels et l'investissement, même en cas de ralentissement de la croissance. Le FMI indique que la demande intérieure demeure le principal moteur de la croissance, mais met en garde contre les risques de complications budgétaires liés aux conflits géopolitiques, aux prix du pétrole et à la fragmentation politique. La Commission européenne prévoit une poursuite de la réduction du déficit, passant de 2,5 % du PIB en 2025 à 2,1 % en 2026 et 2027, avec un ratio dette/revenu inférieur à 100 % en 2026. Les projections de la Banque d'Espagne pour mars 2026 tablent également sur une croissance plus lente, mais toujours positive, et une inflation encore maîtrisable.

Base de données institutionnelles
SourceDernier message publicPourquoi c'est important pour l'IBEX
OCDELa croissance devrait se modérer à 2,2 % en 2026 et à 1,8 % en 2027 ; l'inflation devrait atteindre 2,3 % en 2026.Constructif pour les gains, mais pas euphorisant pour les multiples.
FMICroissance d'environ 2,1 % en 2026 ; inflation globale d'environ 3,0 % à fin 2026Soutient le scénario d'un atterrissage en douceur, mais maintient le risque macroéconomique.
Commission européenneLe déficit devrait atteindre 2,1 % du PIB en 2026 et 2027, et la dette devrait passer sous la barre des 100 % l'année prochaine.Cela contribue à éclairer le discours sur le risque souverain, ce qui est important pour les banques espagnoles.
Banque d'EspagneLe rapport trimestriel et les projections macroéconomiques mettent en évidence un ralentissement de la croissance et la persistance des risques externes.Cela confirme que le cas de base est la résilience, et non l'accélération sans friction.

Pour 2035, les prévisions institutionnelles ne portent pas sur des objectifs d'indices précis. Elles visent plutôt à déterminer si l'Espagne peut maintenir son avantage relatif en matière de croissance, poursuivre la réduction des risques budgétaires et transformer la numérisation, la transition énergétique et les investissements dans les infrastructures en une source de revenus plus durable. C'est pourquoi la fourchette de prévision à long terme est ici plus large que celle à l'horizon 2030.

05. Cas haussiers, baissiers et de base

Le cône de prévision pour 2035 doit être large car le risque de capitalisation est cumulatif.

Scénario optimiste

Le scénario optimiste prévoit une croissance de 35 000 à 40 000 habitants d'ici 2035 , avec une probabilité de 20 %. Il repose sur l'hypothèse que l'Espagne continue d'afficher une croissance supérieure à celle de la zone euro, que le système bancaire demeure rentable en l'absence de choc de crédit et que les investissements dans l'énergie et les réseaux électriques continuent de valoriser la part du secteur des services publics dans l'indice de référence. Ce scénario devrait être réexaminé annuellement, car une perspective sur neuf ans peut absorber les fluctuations du marché, mais pas les révisions à la baisse répétées des indicateurs macroéconomiques.

Scénario de base

Le scénario de base prévoit une croissance de 28 000 à 33 000 d’ici 2035 , avec une probabilité de 50 %. Cette fourchette repose sur une accélération de la capitalisation des prix plus lente qu’au cours de la décennie précédente, tout en reconnaissant qu’un indice de référence partant de 17 622,70 peut raisonnablement augmenter si l’Espagne maintient une croissance nominale positive et des rendements de trésorerie des entreprises stables.

Scénario pessimiste

Le scénario pessimiste prévoit entre 19 000 et 23 000 emplois d'ici 2035 , avec une probabilité de 30 %. Il suppose une période prolongée de tensions énergétiques, des politiques décevantes, une croissance du crédit plus faible et de faibles gains de productivité liés à la numérisation ou aux investissements dans les infrastructures. Le risque n'est pas que l'Espagne cesse totalement de croître, mais plutôt que les secteurs lourds du marché cessent de justifier une valorisation plus élevée.

Matrice de scénarios 2035
ScénarioGammeProbabilitéConditions requises
Taureau35 000 à 40 00020%Gains structurels de productivité, système bancaire stable et maintien d'un rendement du capital soutenu.
Base28 000 à 33 00050%Une capitalisation modérée, une croissance du PIB plus lente mais positive, et aucune crise budgétaire majeure.
Ours19 000 à 23 00030%Chocs inflationnistes répétés, rentabilité bancaire plus faible et faible rendement des thèmes d'investissement à long terme.
Tableau des probabilités
Trajectoire prévue pour 2035Probabilité estiméeInterprétation
Supérieur au niveau actuel70%La capitalisation à long terme et le profil des dividendes espagnols restent favorables à un niveau plus élevé sur neuf ans.
Inférieur au niveau actuel10%Un niveau inférieur en 2035 nécessiterait probablement une rupture brutale de la croissance et de la rentabilité du secteur.
Globalement latéralement ou légèrement plus haut20%C'est possible si l'essentiel du rendement provient des dividendes plutôt que d'importantes hausses de prix.

Risques à surveiller

La liste des risques à long terme se fonde sur les mêmes données actuelles : l’inflation n’est pas totalement maîtrisée, le chômage reste supérieur à 10 % et l’indice de référence demeure concentré. Si l’on ajoute à cela la lassitude face aux réformes budgétaires et la volatilité des marchés énergétiques mondiaux, le large éventail de risques se justifie.

Qu'est-ce qui pourrait invalider les prévisions ?

Cette fourchette de 2035 serait trop basse si la dynamique du secteur énergétique, des réseaux, du tourisme et de la numérisation en Espagne se traduisait par une amélioration structurelle des résultats. Elle serait trop élevée si la dépendance de l'indice de référence aux banques et au secteur énergétique réglementé pesait sur sa valorisation dans un contexte macroéconomique défavorable.

Conclusion

L'indice IBEX 35 pourrait vraisemblablement être beaucoup plus élevé d'ici 2035, mais seulement si les investisseurs tiennent compte des véritables moteurs de sa croissance : les banques, les services publics, les dividendes et la capacité de l'Espagne à maintenir son avantage relatif en matière de croissance au sein de l'Europe.

Avertissement : Cet article est fourni à titre informatif et de recherche uniquement. Les scénarios à long terme présentés sont basés sur des données publiques citées et ne constituent ni une garantie ni un conseil en investissement personnalisé.

06. Positionnement des investisseurs

Les lecteurs à long terme et ceux à court terme ne devraient pas se comporter de la même manière.

Tableau de positionnement des investisseurs
Profil de l'investisseurApproche prudenteQue surveiller
L'investisseur est déjà bénéficiaire.Conservez votre exposition principale, réduisez-la si la concentration bancaire est devenue trop importante et rééquilibrez votre portefeuille plutôt que de rechercher de nouveaux sommets.Rendements obligataires, prévisions des banques et question de savoir si le leadership s'étend au-delà des grandes institutions financières.
L'investisseur est actuellement en perte.Revoyez la thèse d'entrée avant de procéder à une moyenne à la baisse ; une thèse sur l'Espagne n'est valable que si la croissance et la rentabilité bancaire se maintiennent.Ralentissement macroéconomique, chocs pétroliers et toute détérioration des scénarios liés aux spreads souverains.
Investisseur sans positionAttendez un repli ou des signes plus clairs d'amélioration de la distribution des bénéfices, puis augmentez votre participation progressivement.Discipline d'évaluation, niveaux de soutien et publications macroéconomiques de l'INE, de l'OCDE et de la Banque d'Espagne.
CommerçantTenez compte de la volatilité, évitez les paris directionnels trop importants et appliquez la discipline du stop-loss autour des fenêtres d'annonces des banques centrales, du pétrole et des banques.Dynamique à court terme, rotation sectorielle et risques géopolitiques majeurs.
Investisseur à long termeLa méthode d'investissement progressif en dollars est plus défendable que d'essayer d'anticiper chaque fluctuation macroéconomique, mais seulement si le rôle des banques et des services publics correspond au portefeuille.Pérennité des dividendes, évolution du PIB réel et amélioration continue de la compétitivité structurelle de l'Espagne.
Investisseur à couverture de risqueUtilisez l'IBEX davantage comme un outil de diversification que comme un pur moteur de croissance, et associez-le à des actifs qui réagissent différemment lorsque les prix du pétrole ou les taux européens augmentent.Les corrélations se modifient en période de stress et lors de toute hausse soudaine de l'inflation liée à l'énergie.

7. FAQ

Réponses aux questions fréquentes sur les intentions de recherche en 2035

Que faudrait-il pour que l'IBEX soit nettement plus élevé d'ici 2035 ?

Le scénario optimiste nécessite des années de croissance composée provenant des banques, des services publics, du secteur du voyage et des principaux exportateurs, ainsi qu'un contexte macroéconomique qui ne réduise pas constamment le multiple de valorisation.

Pourquoi le scénario pessimiste de 2035 reste-t-il supérieur à certains plus bas de cycles antérieurs ?

L'économie, la structure du marché et la base de revenus nominaux de l'Espagne sont toutes plus importantes qu'elles ne l'étaient lors des crises précédentes. Un scénario pessimiste à long terme n'implique pas nécessairement un retour complet aux niveaux de la période pandémique.

Les investisseurs à long terme devraient-ils privilégier le rendement total plutôt que le rendement du prix ?

Oui. Le marché boursier espagnol a une culture du dividende plus forte que de nombreux indices américains, de sorte que les prévisions basées uniquement sur les prix sous-estiment le rendement total.

08. Sources

Références primaires et fiables utilisées dans cet article